Ariane 7 s’est posé à Thiant et compte bien conquérir de nouveaux marchés

15/02/2021

Coralie Moreau a profité de la trêve des confiseurs pour déménager de Valenciennes jusqu’à Thiant. La gérante d’Ariane 7, fabricant de textile, a investi 1,2 million d’euros dans l’achat d’un terrain et la construction d’un bâtiment le long de la RD40. Elle a gagné en visibilité et ses quinze salariés en qualité de vie au travail.

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Installée dans le showroom, au premier étage de son entreprise, Coralie Moreau regarde le paysage enneigé devant elle. La jeune chef d’entreprise ne regrette pas son choix d’avoir quitté Valenciennes pour s’installer dans la zone de la vallée de l’Écaillon sur ce terrain en particulier, le long de la RD40 qui relie Valenciennes à Denain. Désormais, le nom de son entreprise est « visible » par les nombreux conducteurs qui passent par là (notamment quand l’A2 est bloquée). « Je me sens hyper bien sur cette zone. Il existe une solidarité avec les entreprises voisines. Je ne regrette rien », glisse-t-elle. Elle a acheté le terrain à la Porte du Hainaut en décembre 2019. Les travaux ont démarré en janvier 2020. Elle aurait dû s’y installer l’été dernier mais le Covid est passé par là et le chantier a été retardé. Le déménagement a donc été organisé en un temps record durant la trêve des confiseurs.

 

Deux machines à broder en plus

À Valenciennes, l’entreprise était cloisonnée. Là, tous les ateliers sont réunis sur une même surface de 1 250 m2 (plus 100 m2 de bureaux). Ça commence dès l’entrée par le stock de tissu qui connaît actuellement une grosse difficulté d’approvisionnement. Direction ensuite le secteur découpe : le poste de travail de Francis, le plus ancien dans l’entreprise, qui s’affaire à préparer des taies bandeau. La sérigraphie six couleurs produit en ce moment des masques aux couleurs d’une enseigne de literie. Les machines à coudre et leurs couturières sont en train d’assembler des maniques avec l’inscription « droite » de couleur bleu et « gauche » de couleur rouge pour la boutique de l’Assemblée nationale. Du côté des machines à broder, on tombe sur des polaires blanches au nom d’un service d’aide à domicile. Deux nouvelles machines à broder ont été achetées. La gérante est donc à la recherche d’un brodeur sachant se servir d’une Tajima pour « renforcer l’équipe ».

En emménageant à Thiant, Ariane 7 a conservé le même nombre d’employés : quinze. « Pour l’instant, je veux rester prudente », confie Coralie Moreau. Mais ça ne l’empêche pas de réfléchir à demain comme « s’ouvrir à la vente directe et à l’export ». Et pour cette année 2021, elle mise sur une collection axée sur l’humour, « car les gens ont besoin de sourire et ça modernise notre image ». Sur les produits qui sortent de l’atelier de Thiant, une vignette bleu, blanc, rouge, « pour dire notre attachement à la fabrication française ».

Encore des masques mais promotionnels

Avant le Covid, Coralie Moreau n’avait jamais imaginé se lancer dans la fabrication de masques. Jusqu’à l’été 2020, les salariés, plus des couturières recrutées en contrat à durée déterminée (pour la plupart des anciennes de Bidermann), ont passé la majeure partie de leur temps à assembler des masques. « Nous en avons cousu plus de 300 000 en 2020 », calcule la gérante. Cette activité est devenue « secondaire ».

« Au départ, les entreprises, les communes, voulaient des masques pour protéger rapidement leurs salariés ou citoyens et peu importait le masque. Aujourd’hui, il est devenu un moyen de communication et les entreprises y apposent leur logo », constate-t-elle. Selon les périodes, les demandes, Ariane 7 peut en fabriquer un millier par mois. Le jour de notre visite, un salarié était affairé sur des masques pour des salariés d’un grand nom de la literie. « Nos masques sont Afnor numéro 1 et certifiés trente lavages », protecteur donc contre le fameux variant anglais, pas comme les masques maison à bannir.

L’an dernier, la confection de masques a permis de « dégager de la trésorerie » qu’elle a aussitôt réinvestie, pour « améliorer le réfectoire » et recruter une décoratrice d’intérieur qui est en train de travailler sur l’aménagement du hall et du showroom « qui racontera l’histoire de l’entreprise ».

L’aventure continue grâce à l’ancienne comptable

Ariane 7, fondée en 2003 par Jean-Michel Pottier et aujourd’hui gérée par Coralie Moreau, l’ancienne comptable, réalise 80 % de sa production en fabriquant des textiles promotionnels « 100 % qualité française  ». Le reste, c’est de la sérigraphie ou de la broderie sur du textile qui n’est pas fabriqué par la société. Cette semaine, les salariés confectionnent un millier de gants de cuisine pour la boutique de l’Assemblée nationale, « c’est une niche, un marché historique de la société » mais aussi quatre cents taies d’oreiller et repose-pieds brodés et cousus pour une grande marque de literie. « Les magasins de literie présentent leurs nouvelles collections et je suis débordée de commandes », constate la patronne.

 


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