Étoiles nordistes 2019 Chez Toyota, Luciano Biondo, patron d’une usine en plein boom

27/02/2019

Avec 300 millions d’euros d’investissement et 700 CDI annoncés en 2018, l’usine Toyota dans le Valenciennois a le vent en poupe. Et ça rejaillit forcément sur son patron, Luciano Biondo, sélectionné parmi les « Étoiles nordistes » dans la catégorie « Entrepreneurs ».

L’an dernier, Luciano Biondo a accueilli le président de la République à l’usine Toyota d’Onnaing. Emmanuel Macron venu pour l’officialisation par le constructeur automobile japonais d’un investissement de 300 millions d’euros pour le site, avec, à la clé, le recrutement de 700 CDI. Au-delà de l’annonce, le site qui produit la Yaris fonctionne à plein régime, avec trois équipes, depuis plusieurs années. Nommé vice-président en 2014, avant de prendre les rênes de TMFF (Toyota Motor Manufacturing France), le nom officiel de l’usine, Luciano Biondo se rappelle du contexte dans lequel il est arrivé. « On sort de la crise qui a été dramatique pour l’automobile, un moment difficile. Il y avait besoin de remettre un peu de vision, de confiance à l’équipe. On était 2800 CDI. » Les annonces de 2018 ? La preuve que « notre maison mère a reconnu que nous avions travaillé de façon cohérente ».

Intérimaire en 1990 chez PSA

Une fierté à titre personnel ? Luciano Biondo botte en touche : « Mon rôle est de donner du sens et de développer l’adhésion maximum des salariés. » En janvier, TF1 posait ses caméras dans les ateliers de production. Le titre du sujet de nos confrères : « L’ouvrier devenu patron ». Car la ligne de production, Luciano Biondo la connaît bien. En 1990, il commence sa carrière dans l’automobile. Direction Sochaux où il est recruté comme intérimaire. En 1993, ce natif de Maing, revient sur ses terres pour le démarrage d’une autre usine auto emblématique du territoire : Sevelnord (qui produit des utilitaires notamment pour PSA). En mars 2000, Luciano Biondo a pris du galon et rejoint Toyota Onnaing où il est ingénieur maison à l’atelier peinture.

« J’étais le plus jeune et le moins diplômé des directeurs d’usine. »

En 2009, à 39 ans, il prend la tête d’une usine PSA en Slovaquie. « J’étais le plus jeune et le moins diplômé des directeurs d’usine », se souvient-il. Tiens, la question du diplôme qui revient. Luciano Biondo n’a pas fait de « grandes » écoles. Il rappelle son bagage : un BTS mécanique. Mais là encore, il n’en fait pas une fierté, mais dresse plutôt le constat que la France « est un pays très basé sur le diplôme » alors qu’il « y a plein de gens qui ont du talent et qui sont confrontés au système ».

Pour voter pour les Étoiles nordistes de l’année dans la catégorie « Entrepreneurs », rendez-vous sur notre site Internet.

Source : La Voix du Nord - Publié le 25/02/2019 - Jérémy Lemaire
http://www.lavoixdunord.fr/542693/art...usine-e...

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